Les expériences de maisons de naissance menées depuis plus de 25 ans à l'étranger montrent que les maisons de naissances sont tout aussi - voire plus - sécurisées que l'hôpital.
Quelques pistes pour comprendre cette situation qui semble paradoxale en France où on assimile - à tort- "médicalisation" et "sécurité".
Le premier facteur de sécurité réside dans l'Accompagnement Global à la Naissance qui est proposé au CALM : une même sage femme suit de façon personnalisée la future maman pendant la grossesse et la prépare à l'accouchement. Elle est ainsi mieux à même de suivre son évolution, elle la connaît le jour de l'accouchement. Pour la future maman, cela change tout : elle se sent en confiance et sait que ses souhaits seront respectés -tant que l'accouchement reste physiologique. Cette sécurité affective est primordiale pour le bon déroulement de l'accouchement.
La sage-femme est présente en quasi-permanence pendant tout l'accouchement : il s'agit d'un niveau d'accompagnement presque impossible à obtenir à l'hôpital.
L'accouchement au CALM permet le plus souvent de ne pas interférer dans le processus naturel de la naissance par des gestes médicaux fréquemment pratiqués à l'hôpital (anesthésie péridurale, injection d'hormones pour régulariser les contractions, position imposée...). L'absence de ces gestes potentiellement iatrogènes (c'est à dire des gestes médicaux qui peuvent occasionner des troubles) lors d'un accouchement en maison de naissance permet d'améliorer la sécurité de l'accouchement. Voir les recommandations de l'OMS concernant un accouchement normal.
La bonne collaboration entre les sages-femmes du CALM et l'équipe des Bluets est également une condition de la sécurité au CALM. Les sages-femmes peuvent adresser une future maman pour avis à l'équipe des Bluets. Pour le moment, toutes les sages-femmes du CALM travaillent également aux Bluets, ce qui garantit cette collaboration.
Enfin, les futures mamans sont suivies au CALM uniquement lorsque leur grossesse présente un faible risque. Ceci permet d'éviter la plupart des complications. Ce principe de l'évaluation précise du risque durant toute la grossesse et de l'orientation vers la filière de prise en charge adaptée, est mis en place dans des pays tels les Pays Bas qui ont d'excellentes statistiques périnatales (et meilleures que la France) et correspond à l'application des dernières recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) .
Pour plus d'informations, voir notamment le site de l'AFAR et plus précisément les données relatives au lieu de naissance .