Témoignages de parents recueillis à l’occasion du dossier constitué par le CALM, Association pour la maison de naissance des Bluets, en réponse au concours organisé par le ministère de la santé et des sports, dans le cadre de la journée européenne des droits des patients le 18 avril 2010.
Abigail & Julien, parents d’une petite fille née au CALM
« Mon mari et moi-même avons décidé de nous inscrire au CALM pour accueillir notre bébé car la philosophie et les méthodes du CALM correspondaient à notre désir d'une naissance sans l'intervention d'un médecin et avec une sage-femme avec laquelle nous avions déjà établi une vraie relation au cours des mois précédent (lors des consultations mensuelles) durant lesquels nous nous sommes préparés ensemble pour la naissance.
Pendant ces séances de préparation nous avons vraiment appris à nous connaître et à nous sentir à l'aise avec la sage-femme, nous pensions que cela était vraiment très important pour pouvoir vivre cette naissance le plus naturellement possible. Notre sage-femme, Corinne a toujours été très respectueuse de ma dignité ainsi que de celle de mon mari, elle m'a toujours demandé l'autorisation de m'examiner quelque soient les circonstances et a fait son possible pour que je me sente en confiance et respectée. Nous avions la liberté de choisir le mode de naissance pour notre fille et tous les efforts furent faits pour suivre notre projet de naissance qui décrivait en détails nos croyances et nos convictions concernant l'accouchement.
Pendant le travail et l'accouchement, mon mari et moi même nous sommes senti informés de ce qui se passait et nous savions que si une intervention médicale était nécessaire, un transfert vers l'équipe médicale de l'hôpital était assuré.
Pour conclure et ce qui compte le plus, est que nous sommes extrêmement satisfaits, à tous points de vue, de notre expérience au CALM »
Audrey & Jérémie, parents d’Ephrem, 4 ans, et de Salomé, née au CALM
« Nous avons choisi de mettre au monde notre deuxième enfant dans une maison de naissance (le C.A.L.M.) en réaction à une expérience décevante en structure hospitalière classique : course contre la montre, changement d'équipe en cours de travail, prise en charge très médicalisée et sans concertation... Nous avons le sentiment d'avoir été complètement dépossédés de l'événement. C'était à nous de nous adapter à une procédure médicale extrêmement rigide et chronométrée. Or, ce n'est pas ainsi que nous entendons la mise au monde d'un enfant.
Nous avons trouvé au C.A.L.M. une structure chaleureuse et accueillante, dans un environnement sécurisé et adapté. En choisissant ce mode de suivi, nous avons pu établir un lien de confiance essentiel avec la sage-femme, qui nous a accompagnés tout au long de la grossesse, lors de l'accouchement, et jusqu'au suivi post-natal.
Ce choix nous a permis d'éviter une médicalisation systématique grâce à un suivi individualisé, peu intrusif et respectueux du rythme de la mère et du bébé. Toutes les questions médicales ont été évoquées sans détours avec la sage-femme, et c'est dans un esprit de concertation permanente que le suivi s'est effectué.
Ainsi, notre enfant est née à son rythme, dans un accompagnement apaisant et sécurisant à la fois. »
Cécile, maman d’Eléanore, née au CALM
« Etre enceinte, accoucher, c’est aussi naturel que manger ou dormir. Lorsque nous avons décidé d’avoir un enfant, il nous a donc semblé également naturel de désirer un accouchement le plus simple possible, dans l’intimité et le respect de nos trois personnes, enfant, père et mère.
Le projet de maison de naissance nous a séduit en ce que cette grossesse y serait suivie de façon globale, par une personne compétente, que nous choisirions, qui nous écouterait et accompagnerait jusqu’au bout, au-delà même de l’accouchement.
Les ateliers thématiques, panneaux et dépliants d’information, mais surtout le dialogue avec notre sage-femme et ses collègues, ainsi que les futurs ou jeunes parents du CALM nous ont également permis d’échanger sur tous les sujets qui nous venaient en tête au fur et à mesure de cette aventure.
Nous avons pu créer des liens de confiance avec notre sage-femme, imaginer cet accouchement ensemble, participer aux décisions nous concernant, appris à gérer l’effort et la douleur...
J’ai accouché d’Eléanore en pleine conscience, heureuse d’accueillir cette petite fille dans le calme, l’intimité, la confiance, le respect.
Je souhaite à toutes les femmes, à tous les couples, de connaître un accouchement aussi pleinement vécu, et aux maisons de naissance de devenir rapidement une réalité juridique en France. »
Elodie, Maman de Victoria, née au CALM
« Je percevais que la grossesse et la mise au monde font partie de la vie. Ce sont des étapes complètement normales et presque banales (combien de femmes accouchent-elles chaque jour sur Terre ?), et en même temps, oh combien incroyables et miraculeuses !! Je percevais également que j’avais la capacité de mettre au monde mon bébé, j’avais confiance en moimême et en mon instinct. Mais pour cela, il était impératif que les personnes qui m’accompagneraient au cours de ma grossesse et de la mise au monde de mon bébé aient également confiance en moi et en mes capacités, qu’elles soient suffisamment à mon écoute pour sentir quand m’encourager et quand me laisser tranquille, et je n’oublie pas le caractère médical ! Bien sûr, je voulais me sentir en sécurité car j’étais bien consciente que ma vie et celle du bébé seraient en jeu.
Ce que je ne voulais pas :
Je ne voulais surtout pas prendre le risque d’accoucher dans une maternité avec une sagefemme inconnue, voire avec plusieurs sages-femmes si le travail s’avérait long. Mon expérience de 2 ans en école de sage-femme, et les récits de la plupart de mes amies ayant accouché en maternité m’ont convaincue que ce choix n’était pas le bon pour moi. En effet, je trouve qu’il s’y pratique trop de gestes inutiles qui viennent bouleverser et entraver le processus physiologique de l’accouchement : pas assez, voire aucune intimité, position statique sur le dos imposée, perfusion d’ocytocine pour accélérer le travail, rupture artificielle de la poche des eaux, nombreux touchers vaginaux, péridurale quasiment imposée, épisiotomie, manipulations traumatisantes faites au bébé à sa naissance etc. etc… Le fait d’être hospitalisée après l’accouchement ne me faisait pas envie du tout : réveils imposés pour les soins, trop de passage de personnel hospitalier et de visiteurs, etc.… L’accouchement à domicile est une possibilité qui m’a beaucoup tentée mais je ne me sentais pas suffisamment à l’aise dans notre appartement très petit et aux cloisons si minces… Deux autres difficultés m’ont fait abandonner cette option : trouver une sage-femme pratiquant des accouchements à domicile et affronter les peurs des autres, proches et famille.
Ce que j’ai choisi :
J’ai donc décidé, avant même d’avoir eu la confirmation que j’étais bien enceinte, d’être suivie dans une maison de naissance.
Ma grossesse a donc été suivie par une seule sage-femme, Christine. Mon ami, Alain, était présent à chaque consultation prénatale, elle durait de une à deux heures. Nous avons ainsi eu le temps de faire connaissance tous les trois. Le jour J, tout s’est passé calmement, j’ai ressenti beaucoup de respect pour ce que je vivais. Ma détermination était forte, mais j’ai tenu le cap grâce à la présence discrète mais … « bien présente » de Christine, et d’Alain. J’ai pu me laisser guider par mes sensations, me faire confiance. Je suis aujourd’hui très heureuse de ce choix car la mise au monde du plus beau bébé du monde, Victoria, s’est déroulée dans une harmonie parfaite, sans aucune dissonance.
En ce qui concerne les droits des patients cités dans l’annexe du concours, voici ceux qui étaient importants pour vous et qui ont contribué à ce choix :
- droit de la personne au respect de sa dignité
- droit de la personne au respect de sa vie privée
- droit de la personne au respect de son intimité
- droit de la personne d’être traitée avec égards
- droit de la personne au respect de ses croyances et de ses convictions
- droit de la personne au soulagement de sa douleur (soutien à la femme pour gérer sa douleur, étant entendu que la péridurale n’est pas le seul mode de gestion de la douleur)
- droit de la personne à l’information de son état de santé
- droit de la personne à l’accès direct à son dossier médical
- droit de la personne à être informée sur les frais auxquels elle est exposée en raison de sa prise en charge
- droit de la personne à participer activement aux décisions la concernant
- droit de la personne de refuser un traitement ou un acte médical
- droit de la personne de désigner une personne de confiance
- droit de la personne de choisir librement son praticien et l’établissement de santé qui la prendra en charge
J’ai le sentiment que ces droits ont été respectés, je me suis sentie soutenue, encouragée et comprise par Christine. Elle m’a également donné toutes les informations utiles concernant les remboursements des frais, l’évolution de ma grossesse, et a répondu à toutes mes questions. Nous avions discuté à l’avance des traitements, tests et soins qui seraient prodigués à mon bébé à sa naissance (dans la mesure où tout allait bien), et elle a respecté mes choix, c’est-à-dire le minimum du minimum.
Concernant les deux derniers droits (désigner une personne de confiance et choisir librement son praticien et l’établissement de santé qui la prendra en charge), je me suis sentie limitée par les critères de sélection du CALM et j’ai crains de ne pas pouvoir y être suivie jusqu’au bout. Mais fort heureusement, je n’attendais pas de jumeaux et mon bébé ne se présentait pas en siège. J’ai le sentiment d’avoir eu beaucoup de chance de pouvoir accéder à cette structure, car je l’ai choisie, certes, mais le CALM m’a également choisie.
En réalité, je ne me souviens pas avoir parlé directement des droits, car je me suis naturellement sentie respectée dans tous mes droits. Cela, quelque part, coulait de source pour moi, et ça coulait de source également pour Christine. Pour le rendez-vous avec l’anesthésiste par exemple, il était plus simple que je m’y rende avec mon dossier médical, Christine me l’a donc confié, et je lui ai rapporté à la consultation suivante. J’ai le sentiment que rien ne m’a été occulté, ce qui est formidable et appréciable de nos jours (j’ai souvenir de ma mère qui a eu tant de mal à récupérer son dossier médical lorsqu’elle était suivie pour un cancer du sein). J’avoue avoir peu consulté les supports d’information… Quand je dis peu, c’est pas du tout, excepté le site internet que j’ai consulté lorsque je cherchais encore « ma » maison de naissance, au tout début de ma grossesse. »
Elvire et Michaël, parents de Marius, Oscar et Ninon, née au CALM
« Après la naissance de notre 1er fils, de manière naturelle et assez "improvisée", notre 2ème a vu le jour dans un environnement un peu trop médicalisé à nôtre goût. Enceinte de notre 3ème enfant, nous voulions de nouveau vivre une grossesse et un accouchement physiologiques. Nous souhaitions trouver des personnes à l'écoute, bienveillantes, que l'échange et la confiance priment sur le technique et le médical.
Après des recherches sur internet, c'est la révélation en découvrant le site du CALM : maison de naissance, accompagnement global, accouchement naturel. La réunion d'information, quelques jours plus tard, nous a bien confirmé que la démarche et la vision de la naissance défendues par les parents et incarnées par le travail des sages-femmes, correspondait exactement à ce que nous souhaitions pour la venue au monde de notre bébé.
L'accompagnement global, par la relation de confiance qu'il a instaurée entre Corinne la sage-femme et nous, nous a permis d'être entendus, respectés et informés. Nous avons été soutenus pendant toute la grossesse et lors de l'accouchement pour gérer au mieux la douleur en apprenant à "l'apprivoiser".
La qualité de cette relation avec la sage-femme s'est prolongée de manière plus collective grâce à la vie associative du CALM. La réunion d'information, les soirées partage et les permanences nous ont permis d'échanger avec d'autres (futurs) parents sur nos choix et nos droits. La volonté des parents d'être véritablement acteurs de leur grossesse et de leur accouchement au sein la maison de naissance, se traduit également par un engagement militant qui permet de participer aux processus collectifs de décision dans le domaine de la périnatalité.
Nous souhaitons à tous futurs parents qui le souhaiteraient de pouvoir bénéficier d'un tel accompagnement et que les maisons de naissance existent enfin en France. »
Judith & Sébastien, parents d’Eulalie, née au CALM en septembre 2008 (premier bébé !)
« Au début de ma grossesse j’ai été suivie par ma gynécologue en ville, et par l’hôpital où j’étais inscrite pour accoucher. Bien que ma grossesse se passe sans problèmes, les contacts avec le corps médical (gynécologue, échographiste, sages-femmes hospitalières) n’ont pas été toujours faciles ni apaisants. J’avais l’impression de ne jamais comprendre ce qui m’arrivait – d’autant plus que c’était mon premier bébé. Pourquoi une échographie de contrôle était-elle nécessaire, si tout allait bien ? Pourquoi me mettait-on au régime ? Pourquoi les médecins me prévenaient-ils de toutes sortes de « risques » de malformation chez mon bébé, en me disant que tout était normal ? Pourquoi ne trouvais-je pas de réponse à mes questions sur la douleur, la péridurale ? Pourquoi ne parlait-on jamais d’accouchement en dehors de séances de préparation en grands groupes, qui ne favorisent pas forcément la confiance ? Pourquoi avais-je à faire à une sage-femme différente à chaque fois ? Pourquoi nous disait-on que le père est très important, alors que les sages-femmes adressaient à peine la parole à mon mari, sauf pour lui demander ses antécédents allergiques et son groupe sanguin ?
J’avais le sentiment d’être impuissante, passive, désinformée, incapable de faire des choix éclairés.
Et puis, au 5ème mois, ma route a croisé celle du CALM. J’étais même la première patiente à y être suivie et à y accoucher, en septembre 2008.
Pour la première fois depuis le début de ma grossesse je me suis sentie en confiance, comprise et protégée. Et pour la première fois j’ai réalisé que j’avais des droits, en tant que patiente. Et pour commencer, le droit de choisir le cadre dans lequel je voulais accoucher. Le droit d’être actrice de mon accouchement, et maître de mon corps. J’ai été traitée avec dignité, dans le respect de mon intimité. A toutes les étapes de la grossesse, la sage-femme m’informait, m’expliquait et me laissait choisir en toute conscience. C’était moi qui gardais mon dossier médical. Un doute, une crainte, une question ? J’appelais « ma » sage-femme. Le papa trouvait enfin sa place, on lui donnait la liberté de la choisir. Nous avions à faire à des personnes humaines, dans une structure à taille humaine, une structure dans laquelle il était possible de parler de l’accouchement, de la douleur, de la peur, de l’éducation d’un enfant. Une structure dans laquelle on venait manger, s’amuser, s’informer, se rencontrer, débattre, voter. Toutes choses qui m’ont donné la sensation d’être responsable, active, consciente, capable. Et qui ont fait de cet accouchement une histoire pleine de rencontres, d’événements, et de vie.
Après la naissance d’Eulalie, la sage-femme est venue à domicile régulièrement, j’ai donc été bien plus encadrée que mes amies sortant de l’hôpital. Les ateliers et les soirées d’échange avec d’autres jeunes parents ont été aussi très bénéfiques.
Ce sentiment de protection et de confiance a continué pendant tout le post-partum, et nous a aidés à entrer dans une relation sereine avec notre bébé. »
Laure & Aurélien, Parents de Gabriel, né au CALM en décembre 2008
« Grossesse inopinée mais bienvenue. Voilà une jolie expression qui résume l’état dans lequel nous étions en apprenant la nouvelle, ce qui explique que nous n’ayons aucune idée préconçue des choses ! J’ai donc d’abord été suivi par une gynécologue : rendez-vous qui n’excédaient pas 7 minutes, à 77 euros, nous imposant des examens sans les présenter ni les expliquer, et ne répondant pas à nos questions, horloge et expertise obligent, ma p’tite dame vous n’êtes que porteuse d’un embryon de 16SA…
Au même moment, deux amies m’ont raconté leurs mauvaises expériences de l’accouchement à l’hôpital où elles s’étaient senties passives, subissant une sorte d’opération médicale. Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi fallait-il obligatoirement faire tout un parcours obligatoire, froid et infantilisant, alors que mettre un bébé au monde me semblait être à la fois un évènement naturel, heureux, et responsabilisant.
Je suis issue d’une famille de médecins de « l’ancienne école », pour qui paradoxalement, si la foi en la médecine est incontestable, « la grossesse n’est pas une maladie » et à la campagne, les accouchements par le seul médecin de famille étaient fréquents… Culture qui laisse une approche simple des évènements.
Ces déconvenues et autres réflexions ont été bénéfiques, puisqu’elles m’ont incitées à chercher un moyen d’être en confiance pour aborder cette période avec sérénité, et d’être moi même considéré comme une personne (que l’on m’explique, me respecte et prenne en considération nos choix). J’ai donc surfé, cherché, enquêté et suis tombée sur le site du CALM, l’association pour la maison de naissance des Bluets, à Paris, que j’ai contacté par mail.
Le ton à la fois chaleureux et professionnel de la réponse nous a convaincus d’aller à la réunion d’information pour en savoir plus. En effet, nous nous rendions compte que grossesse et accouchement induisant une grande vulnérabilité - de la mère et du père - il nous importait de choisir une personne en qui nous aurions suffisamment confiance pour qu’elle prenne les décisions à notre place s’il le fallait.
Les rencontres avec notre sage femme nous ont énormément rassurés. Chaque rendez-vous mensuel était autant une vérification que tout allait bien, que beaucoup de discussions de notre vécu, des choses à connaître, et finalement de la préparation globale à la venue au monde de notre bébé. Aussi, Aurélien était présent à chaque fois, ce qui lui a permis de se sentir impliqué et acteur. En effet, le jour de la naissance, la sage-femme lui a donné plein de « petits trucs » pour m’aider, me soutenir et soulager la douleur. C’était un vrai « travail d’équipe », et je me sentais entourée, guidée et rassurée.
De retour à la maison le soir même, nous avons pu regarder ensemble une bonne partie de la nuit la dernière merveille du monde ! Notre « sage ange gardien » est venu nous rendre visite dès le lendemain, et ce tous les jours de la semaine qui a suivi la naissance, facilitant la mise en route de l’allaitement, répondant à toutes nos questions et vérifiant que tout allait bien concernant ma santé et celle du bébé.
Nous réalisons à présent, en discutant avec d’autres parents, à quel point nous avons eu de la chance d’avoir pu accompagner la naissance de notre enfant dans ces conditions !
Notre engagement au sein du CALM illustre notre volonté que les maisons de naissance soient ouvertes en France, afin que le choix soit possible et que les droits qui nous été appliqués soient accessibles à tous. »
Laurence, Maman de deux filles, dont Alice, née au CALM en janvier 2010
« Je souhaitais donner naissance à ma seconde fille de la manière la plus naturelle possible et en étant accompagnée par une sage-femme avec qui j’aurais eu l’occasion de faire connaissance pendant ma grossesse et qui connaitrait à la fois mon projet, ma famille et ma philosophie de vie.
Le lien et la relation de confiance avec la sage-femme me semblaient primordiaux.
Les droits suivants étaient importants pour nous, et ont contribué à ce choix :
- droit de la personne d’être traitée avec égards
- droit de la personne à l’accès direct à son dossier médical
- droit de la personne à être informée sur les frais auxquels elle est exposée en raison de sa prise en charge
- droit de la personne à participer activement aux décisions la concernant
- droit de la personne de refuser un traitement ou un acte médical
J’ai eu le sentiment de vivre ma grossesse et la mise au monde de mon enfant de manière beaucoup plus harmonieuse que la première fois grâce à l’accompagnement global.
J’étais totalement en confiance pour l’accouchement, me sachant bien accompagnée, par une personne de confiance.
J’ai été traitée avec égards et respect (alors que lors de mon premier accouchement, j’avais eu l’impression d’être traitée comme un « dossier médical »).
J’ai été parfaitement informée des frais auxquels je serais exposée et cela m’a paru important d’avoir connaissance du coût de chaque acte. »
Malou & Martin, Parents de Maurice, et de Lucie, née au CALM
« Pour la naissance de notre deuxième enfant en décembre 2009, nous avons souhaité un accompagnement global de la grossesse par une sage-femme du CALM.
Ayant rencontré une dizaine de personnes pour le suivi de grossesse, l’accouchement et les suites de couche de notre aîné, nous voulions cette fois-ci construire un lien de confiance avec la personne qui nous accompagnerait le jour de l’accouchement du deuxième. Afin de vivre ce moment de façon plus intime, nous présagions que la présence de la sage-femme (à la fois professionnelle de la naissance et personne de confiance par le lien construit au cours de la préparation à la naissance) nous aiderait à vivre une naissance physiologique dans les meilleures conditions.
Notre expérience a confirmé ce choix : sa présence et son accompagnement nous ont permis de vivre un accouchement tout en confiance et en douceur. Nous sommes convaincus que l’accompagnement global est un des meilleurs moyens de prise en charge de la douleur lors de l’accouchement.
Au-delà de l’accouchement en lui-même, nous savions qu’en choisissant l’accompagnement en maison de naissance, nos droits seraient plus facilement respectés que dans une structure hospitalière plus classique. Par sa taille réduite et le nombre d’intervenants réduit, la maison de naissance favorise le respect de l’intimité, de la dignité et de la vie privée. De même, les rapports humains qu’induit entre autres le fonctionnement associatif facilitent l’accès à l’information, ce qui permet au patient de participer activement aux décisions médicales qui le concernent ...
Humainement nous avons vécu une expérience très forte qui continue au-delà de la naissance de notre fille.
Au sein de l’association du CALM, nous nous engageons pour l’ouverture et le développement des maisons de naissance afin que le droit de la personne de choisir librement son praticien et l’établissement de santé qui la prendra en charge soit étendu.
En effet, nous pensons que pour un meilleur vécu de la grossesse et de la natalité, chaque femme devrait pouvoir choisir les modalités de son accouchement et son accompagnement selon ses convictions personnelles et ses besoins de prise en charge médicale parmi un éventail de possibilités le plus large possible (en maison de naissance, en plateau technique, à domicile ou à l’hôpital) ! »
Nadia & David, Parents de Théo, 4 ans et Samuel, 1 an, né au CALM
« Après la naissance de notre aîné, Théo, dans un hôpital où 95% des femmes accouchent sous péridurale et où l’on ne peut pas s’avoir d’avance quelle équipe nous accompagnera,… nous avons souhaité autre chose pour la naissance de Samuel.
Le choix d’une maison de naissance (ou plutôt ce qui s’en approchait le plus puisque cela n’existe pas encore en France) s’est imposé car ce lieu répondait à nombre de nos critères :
- L’accompagnement global (prenant en compte le papa, la maman et l’aîné avec ses questions « il va sortir par où mon petit frère ») nous a permis de créer une grande complicité et une confiance réciproque avec la sage femme présente le jour J. Ce contexte a permis le respect de notre intimité.
- Le respect de notre projet d’accouchement (ici sans péridurale et dans la position qui s’imposera) et le soutient de l’équipe pour renforcer notre confiance en nos capacités à gérer la douleur.
- Etre considérés comme acteurs de cette mise au monde en nous informant et en dialoguant autour des gestes techniques, médicaux (épisiotomie par exemple), nous laissant le choix si possible. Bref un vrai partenariat et pas une relation « professionnel– malade » infantilisante.
Notre droit à choisir notre façon d’accoucher était abordé dans les débats avec d’autres parents, cette structure associative nous a permis de nous investir comme parents et citoyens. Grâce au CALM nous avons vécu l’arrivée de Samuel avec beaucoup de conscience et de sérénité. Nous sommes convaincus que le contexte à favorisé la sécurité et le bon déroulement de cette naissance dans le calme ;-) En espérant que bientôt tous les couples auront le choix et la possibilité d’accoucher dans ces conditions s’ils le souhaitent. »
Nassima & Jamaâ, parents d’Amjad, né au CALM
« Je cherchais à éviter l’hôpital et son protocole : je voulais être libre d’accoucher dans la position de mon choix, surtout pas en hauteur, le moins médicalisé possible et avec un praticien que j’aurais vu souvent. Je ne voulais pas devenir « un cas pathologique ».
Avec mon conjoint, nous avons décidé de faire appel à une sage-femme pour un accouchement à domicile.
Dès la première échographie, le docteur nous parle des maisons de naissance. J’en avais entendu parler, mais je ne savais qu’il en existait en France. Le lendemain, il y avait une réunion d’information au CALM. Et une place pour nous. Cela convenait mieux que notre appartement situé au 5ème étage sans ascenseur et mal isolé.
Amjad devait naître en février. Et c’était plus rassurant pour mon conjoint ; c’est notre premier enfant.
J’ai eu ce que je souhaitais : un accompagnement tout au long de la grossesse qui m’a permis d’accorder ma confiance en la sage-femme qui me suivait, de pouvoir discuter des détails sur le déroulement de l’accouchement, d’oser poser des questions « idiotes », d’avoir accès à mon dossier médical, de pouvoir discuter des traitements à suivre, de leur importance, leur impact…et même des modalités de paiement.
J’ai le sentiment d’avoir eu toute ma place dans cette aventure, d’avoir été respectée quant à mes choix et mes envies, d’avoir été traitée avec beaucoup d’égard. Amjad est le 7ème bébé à être né au CALM cette année. C’est bon signe ! »
Tania, Maman de Paul et de Lucie, née au CALM
« Nous avons eu la chance de pouvoir choisir le lieu de naissance de Lucie.
Ayant déja un très bon souvenir de la naissance de son grand frère Paul à la Clinique des Bluets, nous nous sentions en confiance avec les sages-femmes, expérimentées et très à l'Ècoute des futurs parents. Tout naturellement lorsque le CALM a ouvert ses portes nous y sommes allés et nous avons trouvé les mêmes sages-femmes mais avec une dimension supplémentaire : l'engagement d'un suivi personnalisé avec la sage-femme de notre choix pour le suivi de la grossesse, l'accouchement et le suivi de la mère et de l'enfant en suite de couche à domicile. Quel luxe!!
Ensemble avec Corinne, la sage-femme que nous avons choisie, nous avons préparé l'accouchement : non seulement au niveau des techniques d'accompagnement de la douleur qui nous convenaient le plus, mais aussi au niveau des décisions thérapeutiques et des examens auxquels nous aurions recours au moment de l'accouchement.
Le jour de l'accouchement la force de cette engagement s'est révélée: Corinne m'a d'abord accompagnée à distance par téléphone, puis elle s'est déplacée pour m'examiner à domicile et nous sommes partis ensemble pour le CALM. Douze heures plus tard, à la naissance de Lucie, nous avons totalement fait abstraction de l'environnement médicalisé de la salle des naissances des Bleuets; ce qui comptait était la présence à mes côtés des deux personnes au monde les plus à même de m'accompagner: Corinne et mon époux. Ensuite, me sentant trop faible pour rentrer chez moi, Corinne nous a proposé de nous reposer au CALM et nous sommes rentrés 24 heures après notre arrivée au CALM. Pendant tout ce temps, j'ai pu bénéficier de la compétence et du suivi personnalisé de Corinne. Par choix, j'ai accouché sans péridurale et dans des conditions que je qualifierai de luxueuse: sécurité, écoute et disponibilité totale. »